Thérapie de l'anxiété à haut fonctionnement
Vu de l'extérieur, vous êtes posé, préparé, fiable. À l'intérieur, l'esprit ne s'arrête pas : il répète la réunion, rejoue la conversation, guette ce qui pourrait mal tourner. Et cela marche. C'est précisément pour cette raison que cela dure depuis si longtemps.
À quoi cela ressemble
Se réveiller à quatre heures du matin, l'agenda de la journée qui tourne déjà dans la tête. Se préparer trois fois plus que nécessaire. Avoir du mal à déléguer, et plus encore à se reposer. La poitrine, la mâchoire ou le ventre noués, sans que le médecin trouve quoi que ce soit. Une irritabilité réservée aux plus proches. Avoir besoin d'un verre, d'un footing ou d'un écran pour réussir à décrocher.
Pourquoi on la nomme si rarement
Dans les carrières exigeantes, l'anxiété est souvent récompensée. La vigilance passe pour de l'excellence. L'excès de préparation, pour de l'engagement. Les collègues voient les résultats ; les proches en voient le prix. Beaucoup ne parlent d'anxiété que le jour où leur corps, leur sommeil ou une relation la nomme à leur place.
Il y a aussi une raison plus discrète. Reconnaître son anxiété peut ressembler à un aveu de faiblesse et, quand on a bâti sa vie sur le fait d'être celui qui tient, cela paraît dangereux. Alors l'alarme continue de sonner en sourdine, et l'effort pour la cacher vient s'ajouter à l'épuisement.
En quoi consiste le travail
Le travail avance sur deux plans. D'abord le soulagement : comprendre la boucle dans laquelle tourne votre esprit, trouver des moyens concrets de l'interrompre, retrouver le sommeil. Puis ce qui se joue en dessous. De quoi cette vigilance vous protège-t-elle ? De l'échec, d'être percé à jour, de décevoir quelqu'un, de perdre le contrôle ? Où avez-vous appris que rester sur vos gardes était le prix à payer pour être en sécurité ?
Le but n'est pas de vous rendre moins ambitieux. Il s'agit de garder vos exigences sans l'alarme permanente, pour que votre esprit redevienne un endroit où se reposer.
Nous disons ce que nous voyons, clairement. Vous n'êtes pas venu pour qu'on vous donne raison.
Quand l'anxiété s'ajoute à l'expatriation
Les expatriés portent une charge supplémentaire : une culture dont vous apprenez encore les codes, des collègues sans passé commun, une famille dans un autre fuseau horaire. Le système nerveux reste en alerte plus longtemps quand rien n'est familier autour de lui. Si cela fait partie de votre situation, cela fait partie du travail. En savoir plus sur la thérapie pour expatriés
En pratique
Les séances durent cinquante minutes, en français ou en anglais, dans un cabinet privé de la Sarphatistraat, au centre d'Amsterdam. Aucune orientation par un médecin généraliste n'est nécessaire et rien n'est transmis à votre assurance. Nous ne prescrivons pas de médicaments ; si un traitement mérite d'être envisagé, nous vous le disons, et vous invitons à en parler à votre généraliste ou à un psychiatre.
Questions fréquentes
Est-ce un trouble anxieux ?
Parfois. L'étiquette compte moins que ce que cela vous coûte. Lors du premier échange, nous regardons ce qui se passe, et si le travail peut se faire ici.
La thérapie va-t-elle me rendre moins affûté ?
C'est l'inverse : la même lucidité, les mêmes exigences, sans l'alarme en fond.
Combien de temps cela prend-il ?
Les premières séances apportent généralement un premier soulagement. Un changement en profondeur demande plus longtemps, et nous faisons le point ensemble régulièrement.
Pour commencer
Décrivez votre situation en quelques lignes. Si le travail peut se faire ici, nous vous appelons.
